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  • Photo du rédacteurAdrien Fenech

L’effectuation, une méthode pour cerner l’esprit d’entreprendre

Qu’ont en commun un studieux chercheur en physique et un homme qui vend 10 000 lance-flammes afin de financer sa dernière fantaisie ?  Un étudiant de province qui arrête ses études pour lancer ses services pornographiques et la figure exemplaire qui s’emploie à réduire la fracture numérique ?  Un diplômé de Princeton bien établi à Wall Street et la figure adulée ou haïe au coeur de l’e-commerce, du cloud computing et de la résistance à Donald Trump ?  Autrement dit, qu’ont Elon Musk, Xavier Niel et Jeff Bezos en commun avec leurs jeunesses respectives ?  Tout ou rien. Tout si l’on regarde l’unité de la vie et du caractère humain. Rien si l’on compare les discours bien rodés des puissants de ce monde avec la réalité des entrepreneurs au quotidien.

Pour renouer avec la continuité biographique de ces personnages publics, on peut s’inspirer d’une branche des sciences entrepreneuriales qui s’appuie notamment sur les recherches de Sarah Sarasvathy aux Etats-Unis et aux français Dominique Vian et Philippe Silberzahn (respectivement, Darden University, Skema et EM Lyon). En privilégiant les effets et le pragmatisme sur les causes et la planification, la théorie effectuale rejette la vision linéaire de la vie de l’entrepreneur et propose à sa place un processus itératif et expérimental.

Dans le comportement d’une startup, sur son marché, on y trouve des concepts comme le “patchwork fou”, l’association opportuniste et la création d’un réseau sans cohérence apparente, qui résulte des liens d’un entrepreneur avec son premier cercle de relations et de ses interactions avec la frange d’acteurs hétéroclites qui lui font confiance.

Les clichés et le principe de la limonade

Le service offert par les entrepreneurs et la composition de leur équipe suivent aussi un de ces principes : celui de faire de la limonade. Qu’on leur tende un “citron”, qu’il s’agisse d’un nouveau talent dans l’entreprise ou d’un nouveau client, et les entrepreneurs sauront en faire quelque chose d’utile : par exemple de la limonade. Entreprendre, c’est constamment, chaotiquement saisir les occasions qui s’offrent à soi. Audaces fortuna juvat… A rebours des idées reçues et des images convenues de la “startup nation”, Forbes vous propose désormais, chaque semaine, une immersion dans l’univers des startups tel qu’il se vit, non tel qu’il se décrit. Pour comprendre la métamorphose des entrepreneurs, nous plongeons dans les bas-fonds de l’entrepreneuriat : celui des débuts, des déconvenues, des échec parfois, et toujours de la construction pas à pas d’un modèle économique. Nous vous présenterons des noms que vous ne connaissez pas et des structures destinées à “pivoter” comme des danseuses. Car la recette du succès est dans l’état d’esprit de ces entrepreneurs.

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