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  • Photo du rédacteurMareva Belkessam

Interview – Julien Tripet, fondateur d’Animoscope

Fondée en 2019, Animoscope est la startup qui révolutionne l’accès à la santé pour les animaux de compagnie grâce à son service de télémédecine vétérinaire. Ayant clôturé une première levée de fonds de 500 000 € en fin d’année, Animoscope continue son développement pour s’occuper de nos 23 millions d’amis.


Après avoir collaboré avec Animoscope dans sa levée de fonds en travaillant sur sa valorisation, nous sommes ravis de vous partager le parcours de l’un de ses cofondateurs, Julien Tripet. De ses débuts à la création d’Animoscope, découvrez également ses ambitions pour le futur. 

Quel a été ton parcours avant de créer Animoscope ?

Du salariat à l’entrepreneuriat, il n’y a parfois qu’un pas. 

Avant de se lancer dans l’univers de l’entrepreneuriat, Julien a travaillé pendant 15 ans en corporate dans le domaine de la santé. Principalement tourné vers le business development à l’export, l’Asie a été pendant de nombreuses années son terrain de jeu. Jusqu’en 2014, où Julien décide de prendre un virage à 360° et de se lancer dans l’entrepreneuriat. 

“En 2014, j’ai décidé de changer de carrière en me lançant dans l’entrepreneuriat. J’ai créé ma première entreprise que j’ai dirigée pendant 4 ans avant de la revendre. J’ai réalisé un petit exit dessus. A la suite de cela, j’ai créé Animoscope, ma deuxième expérience en tant que fondateur de startup”.

Peux-tu nous expliquer ce qu’est Animoscope ?

Animoscope est le fruit de la rencontre de deux personnes : Julien Tripet, et Guillaume Ragetly, vétérinaire. Animoscope développe des solutions digitales de conseils vétérinaires et de plans de prévention personnalisés adaptés à la santé des animaux de compagnie. 

Guillaume, de par sa profession, a une très grande expertise dans le secteur de la santé animale. Il avait déjà entamé de nombreuses recherches pour créer un service aux propriétaires d’animaux de compagnie et pallier la problématique du manque d’informations disponibles sur la santé des chiens et des chats. 

“L’objectif est de remplacer ce que l’on appelle “Docteur Google”, et éviter que les propriétaires d’animaux de compagnie ne fassent des recherches sur internet pour la santé de leur animal”. 

L’idée de créer un service de télémédecine et téléconsultation pour les animaux est alors née. 

Qu’est-ce qui t’as donné envie de te lancer dans ce projet ?

“Après avoir vendu ma première startup, j’ai eu envie de me lancer dans un autre projet, mais je ne voulais pas partir de 0 en cherchant un problème et la solution à celui-ci.  J’étais à la recherche d’un projet qui avait un minimum de maturité”.

Et c’est ce qu’il se passa avec la rencontre de Guillaume. Grâce à son expertise et ses recherches, Guillaume avait déjà mis en place des sites d’information sur la santé animale et avait posé les bases de ce qui allait devenir Animoscope. Il ne restait plus qu’à faire un travail de développement et de pivot pour créer la solution. 

“Je ne connaissais pas du tout ce secteur de la PetTech, mis à part que je suis moi-même propriétaire d’un chat. J’étais donc alerte aux problématiques du manque de vétérinaire et des coûts faramineux que les problèmes de santé des animaux peuvent engendrer”. 

Habitué de l’entrepreneuriat, Julien a procédé à une due diligence pendant un certain temps : analyse des barrières à l’entrée, fonctionnement du marché, etc. Cela lui a permis de déceler qu’il y avait un vrai besoin potentiel, un marché assez porteur et peu cyclique, qui lui a donné envie de se lancer dans l’aventure !

Quel a été ton plus gros échec / la plus grande difficulté que tu as rencontrée en tant qu’entrepreneur ?

“Lorsque l’on est entrepreneur, on est autant confronté à des échecs qu’à des succès. Ce qui ressort assez souvent dans les parcours d’entrepreneur – et je ne déroge pas à la règle – sont les opportunités avec les grands groupes. On se dit que l’on va exploser et inonder le marché avec un modèle B2B ou B2B2C, on va passer énormément de temps sur ces dossiers, et souvent ces opportunités n’aboutissent pas. On va passer des mois à discuter avec des personnes et cela finit par ne pas aboutir pour une raison qui aurait pu être énoncée dès le premier jour. C’est toujours assez difficile de s’en remettre, mais cela fait partie du jeu, et il faut savoir rebondir et se recentrer sur son cœur de métier.”

Tes conseils ou astuces pour se lancer dans l’entrepreneuriat ?

“Des astuces ? Non. S’il y avait un remède miracle, ça se saurait. Des conseils ? Pleins”. 

Pour Julien, le plus important est de développer ses softs skills. Être patient, être résilient, et surtout savoir accepter et encaisser aussi bien le succès – sans être euphorique – que l’échec – sans être déprimé. 

“Être entrepreneur est un métier difficile, il y a peu d’élus, plus d’échecs que de succès, mais cela arrive à tout le monde.”

Le deuxième conseil de Julien, serait d’être un minimum solide financièrement pour se lancer dans l’entrepreneuriat lorsque l’on a un certain âge. Au lancement d’un projet entrepreneurial, les fondateurs sont peu voire pas payés pendant un certain temps et il peut être compliqué de se lancer sans filet de sécurité. Il est important de pouvoir assurer ses arrières. 

Qui seras-tu et que feras-tu dans 5 et 10 ans ?

“Je serais toujours la même personne : Julien Tripet, Français, Parisien. “

Animoscope vient de clôturer un tour de table de 500 000 euros auprès de Business Angels, ce qui induit une obligation contractuelle pour Julien de rester pendant au minimum 3 ans. Dans 5 ans, Julien sera probablement encore aux commandes de Animoscope, sauf si une cession a lieu avant cela. 

“Cela fait déjà 4 ans que je suis dans le projet Animoscope. J’espère qu’une cession aura lieu d’ici là !”

Et dans 10 ans ? “Il est trop tôt pour se projeter autant”. 

Le mot de la fin : quelle est ta musique pour bien commencer la journée ? Pourquoi ?

“J’ai la chance de pouvoir travailler chez moi, ce qui me permet de mettre de la musique en fond sonore. J’adore écouter de la musique classique, cela me donne la patate dès le matin, tout en ayant un cadre pour bien réfléchir. La musique qui me motive le plus : la 9ème Symphonie de Beethoven”.

Article rédigé par Clémence Garnier, chargée de communication, et Maréva Belkessam, CMO, Estimeo

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