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  • Photo du rédacteurAdrien Fenech

Chronique D’Effectuation #36 : Jam, Le Média Interactif

La révolution numérique affecte énormément les médias, et ceux-ci cherchent de nouvelles voies pour attirer leur public et de nouveaux business model pour se financer. Le choix de Marjolaine Grondin et de son équipe chez Jam est un mélange entre le digital, les réseaux sociaux et l’interactivité avec les lecteurs, pour un résultat unique.

En Deux Mots. Bot Conversationnel.

Jam se définit comme un média, tout en s’en démarquant. Nous sommes loin des articles classiques avec un titre, une accroche, des transitions entre chaque paragraphes… Le cœur de cible repose dans les jeunes de 15 à 25 ans. Et pour mieux les toucher, ils adaptent leur format, leur contenu et leur écriture.

La plus grande originalité se situe dans ce format interactif. L’article se lit sur Messenger, et un Chatbot, ou bot conversationnel, répond en fonction des retours des utilisateurs en suivant un arbre décisionnel. Le contenu et l’écriture sont aussi adaptés à la génération visée. Des emojis et des Gifs pour capter l’attention, un style clair, et des sujets touchant à la fois l’actualité et le lecteur comme le transhumanisme, le véganisme, la neutralité du net, ou même le rapport au sexe pour le couple.

Format interactif, contenu qui pousse à la réflexion et écriture à la cool, sondages intégrés, de quoi transmettre rapidement à leurs 600 000 utilisateurs un regard critique et interrogateur sur ce qui les entoure.


L’idée. Qui Évolue.

Ce n’est pas d’une idée mais de beaucoup dont il est question. Marjolaine a toujours été occupée à monter des projets pendant ses études, créer des équipes, réunir des gens pour monter une exposition photo… Mais elle était loin d’en faire son métier ! Elle imaginait faire carrière tout en entreprenant des projets à côté, par passion. Un jour, ses amis lui ont acheté pour son anniversaire un livre pour apprendre à créer son entreprise. Elle parlait beaucoup de ses idées sans être convaincue qu’elle allait s’y investir à temps plein, et se retrouve finalement à en faire carrière. « Tout est arrivé très vite, nous confie-t-elle. C’était important que je prenne conscience que ce projet était devenu une entreprise. »

Mais Jam était à l’époque très loin de ressembler à ce qu’il est aujourd’hui. Marjolaine était étudiante à Berkeley et a dû apprendre à composer avec l’organisation de sa vie quotidienne. « C’était un calvaire de trouver un appartement, des livres de cours à moins de 150 euros, et même des covoiturages. Je pense que c’est parce que j’étais à l’étranger, mais j’avais plus de recul sur les choses. Dans notre cadre de vie habituel, on a plus tendance à accepter les problèmes sans se poser de questions. Là-bas, j’ai décidé de tenter de changer les choses. » Elle s’associe donc avec Loïc Delmaire, un ingénieur qui deviendra le CTO de l’application, et crée leur première plateforme : Blackbird. Le but était de mettre en contact les étudiants pour les aider à résoudre leur problèmes entre eux, voire même à les accompagner eux-mêmes.


La Mise En Œuvre. De Projet À Entreprise.

Cette idée se révéla rapidement être trop coûteuse et peu « scalable », malgré tous les processus d’automatisation mis en place avec leur Data Scientist, comme la reconnaissance du langage par l’IA. S’en est suivi beaucoup de tâtonnements avant de conclure qu’il fallait centrer leur produit autour de leurs deux atouts : l’aspect média/information et leur capacité à créer des bots pour les aider dans leurs tâches.

Une fois la vision posée, le développement s’effectue, mais toujours challengé, que ce soit par un de leur mentor dans leur accélérateur ou par un de leur développeur. Chaque nouveau regard extérieur apporte sa pierre à l’édifice, quitte à « mettre des claques » de temps en temps, nous avoue-t-elle.


Article à retrouver en intégralité sur Forbes et co-écrit par Jean Rognetta, Directeur de la rédaction de Forbes France, Florian Bercault  et Jean-Baptiste d’Estimeo

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